Louloute m'a fait un bracelet brésilien, elle a appris la technique au centre aéré.
Elle m'a fait choisir les couleurs, s'est bien appliquée, m'a aidée à attacher le bracelet sans trop serrer (sans me faire un garot au poignet, quoi), et m'a dit ensuite "Il faut que tu fasses un voeu !".
Ouch. La pression. Un voeu. Un seul ??? Il faut que je choisisse bien alors...
La paix dans le monde ? Gagner au loto ? Un truc bien générique du style "que tous les gens que j'aime soient en bonne santé et heureux jusqu'à la fin du monde" ? (tu crois que le bracelet aurait senti que j'essayais de l'arnaquer ?)
Qu'y a-t-il d'important dans ma vie ? Comment choisir ?
J'ai bien réfléchi, et j'ai choisi. J'ai fait mon voeu, tout simple, et si important. J'ai fait taire la culpabilité (oui, même pour ça) de ne pas en avoir choisi un autre, de ne pas pouvoir penser à tout le monde.
Mais je ne peux pas vous le dire, sinon il ne va pas se réaliser !
jeudi 22 août 2013
dimanche 30 juin 2013
Vous nagez dans le bonheur ?
Cette semaine je vais chercher Louloute à l'école et je croise son maitre qui me dit "Alors, tout va bien ? Le bébé va bien ? Vous nagez dans le bonheur ?"
Mon air consterné a du répondre à ma place. "Heu... Oui, le bébé va bien..."
Chaque jour mon petit bonhomme s'éveille un peu plus. Il plonge avidement son regard dans le mien, il montre son envie de communiquer. Chaque jour c'est un peu plus dur de le laisser seul.
"On a l'impression de l'abandonner" a dit Chéri.
Aujourd'hui nous avons pu pour la première fois lui présenter Loulou et Louloute. Il est resté bien réveillé tout au long de la visite, serrant de ses mains minuscules les petits doigts de son frère et de sa soeur.
Et au moment de partir il ne dormait toujours pas... Nous sommes rentrés à la maison à quatre, le laissant seul. Comment ne pas avoir l'impression de l'abandonner ?
A part ça, oui le bébé va bien, et on nage dans le bonheur.
Mon air consterné a du répondre à ma place. "Heu... Oui, le bébé va bien..."
Chaque jour mon petit bonhomme s'éveille un peu plus. Il plonge avidement son regard dans le mien, il montre son envie de communiquer. Chaque jour c'est un peu plus dur de le laisser seul.
"On a l'impression de l'abandonner" a dit Chéri.
Aujourd'hui nous avons pu pour la première fois lui présenter Loulou et Louloute. Il est resté bien réveillé tout au long de la visite, serrant de ses mains minuscules les petits doigts de son frère et de sa soeur.
Et au moment de partir il ne dormait toujours pas... Nous sommes rentrés à la maison à quatre, le laissant seul. Comment ne pas avoir l'impression de l'abandonner ?
A part ça, oui le bébé va bien, et on nage dans le bonheur.
mercredi 26 juin 2013
Concours de loose + Edit
Au départ j'avais envie de faire un post sur la loose, avec mon moral dans les chaussettes.
Et puis je me suis dit que j'allais voir le verre à moitié plein, et j'ai décidé d'écrire les jolies choses qui me sont arrivées aujourd'hui.
- Mon ventre a suffisamment dégonflé pour que je puisse mettre un pantalon de début de grossesse (versus pantalon de fin de grossesse que je portais jusque là). Et j'ai trouvé un haut avec lequel j'ai presque l'air pas enceinte.
- J'ai même pas pleuré aujourd'hui : f*ck le baby blues. Du coup mon mascara est resté là où je l'ai mis ce matin, et ça c'est chouette
- Il fait beau, et le soleil c'est bon pour la vitamine D et pour le moral.
- Loustic a pris 55g aujourd'hui. On lui a remis une sonde qui fait que même s'il ne finit pas ses biberons, il a suffisamment à manger. Il n'est plus obligé de s'épuiser à téter et peut se concentrer sur les autres choses importantes qu'il a à faire : respirer, digérer, maintenir sa température, et grandir.
- J'ai eu Loustic en peau à peau toute une heure aujourd'hui. Cela faisait plusieurs jours que cela n'était pas arrivé, et je crois que ça nous a fait du bien à tous les deux.
- Chéri et moi avons pu manger ensemble à midi. Il m'a embrassé à plusieurs reprises (avec la langue !) : de ces baisers qui me font fondre et croire qu'on peut être parents et rester amoureux.
- Louloute et Loulou sont adorables...
Voilà, j'ai pensé à ça toute la journée et ça m'a aidé à tenir debout.
Chéri est rentré à la maison épuisé, il ne m'a pas dit un mot et est allé se coucher. Il est en train de craquer je crois. Je me sens seule sans lui. Je me sens seule avec lui quand il ne me calcule pas... J'ai peur pour notre couple. J'ai tant besoin qu'il continue de me regarder comme sa princesse, pour que moi je puisse continuer de le voir comme mon prince charmant... Je sais que nous traversons une mauvaise passe, j'espère que ce n'est qu'un passage.
J'ai rêvé de fêter avec lui nos 15 ans de mariage à la Sagrada Familia, la main dans la main, et les yeux brillant du même amour que lors de notre voyage de noces...
Edit : Chéri a dormi un peu, repris un peu du poil de la bête, et c'est comme si le soleil s'était levé à nouveau. Mon mari est toujours l'homme formidable que j'ai épousé. Mais ce yoyo émotionnel, cette incapacité à prendre du recul est épuisante.
Et puis je me suis dit que j'allais voir le verre à moitié plein, et j'ai décidé d'écrire les jolies choses qui me sont arrivées aujourd'hui.
- Mon ventre a suffisamment dégonflé pour que je puisse mettre un pantalon de début de grossesse (versus pantalon de fin de grossesse que je portais jusque là). Et j'ai trouvé un haut avec lequel j'ai presque l'air pas enceinte.
- J'ai même pas pleuré aujourd'hui : f*ck le baby blues. Du coup mon mascara est resté là où je l'ai mis ce matin, et ça c'est chouette
- Il fait beau, et le soleil c'est bon pour la vitamine D et pour le moral.
- Loustic a pris 55g aujourd'hui. On lui a remis une sonde qui fait que même s'il ne finit pas ses biberons, il a suffisamment à manger. Il n'est plus obligé de s'épuiser à téter et peut se concentrer sur les autres choses importantes qu'il a à faire : respirer, digérer, maintenir sa température, et grandir.
- J'ai eu Loustic en peau à peau toute une heure aujourd'hui. Cela faisait plusieurs jours que cela n'était pas arrivé, et je crois que ça nous a fait du bien à tous les deux.
- Chéri et moi avons pu manger ensemble à midi. Il m'a embrassé à plusieurs reprises (avec la langue !) : de ces baisers qui me font fondre et croire qu'on peut être parents et rester amoureux.
- Louloute et Loulou sont adorables...
Voilà, j'ai pensé à ça toute la journée et ça m'a aidé à tenir debout.
Chéri est rentré à la maison épuisé, il ne m'a pas dit un mot et est allé se coucher. Il est en train de craquer je crois. Je me sens seule sans lui. Je me sens seule avec lui quand il ne me calcule pas... J'ai peur pour notre couple. J'ai tant besoin qu'il continue de me regarder comme sa princesse, pour que moi je puisse continuer de le voir comme mon prince charmant... Je sais que nous traversons une mauvaise passe, j'espère que ce n'est qu'un passage.
J'ai rêvé de fêter avec lui nos 15 ans de mariage à la Sagrada Familia, la main dans la main, et les yeux brillant du même amour que lors de notre voyage de noces...
Edit : Chéri a dormi un peu, repris un peu du poil de la bête, et c'est comme si le soleil s'était levé à nouveau. Mon mari est toujours l'homme formidable que j'ai épousé. Mais ce yoyo émotionnel, cette incapacité à prendre du recul est épuisante.
dimanche 23 juin 2013
Ni dedans ni dehors
Je suis arrivée à la maternité il y a 2 semaines avec Loustic qui bougeait dans moi.
J'en suis ressortie avec le ventre vide et en laissant mon fils.
A la maison mes beaux parents le montrent le parc qu'ils ont acheté. Si joli, si pratique... si vide...
Mais où est-il ce bébé qui n'est ni dedans ni dehors ?
J'en suis ressortie avec le ventre vide et en laissant mon fils.
A la maison mes beaux parents le montrent le parc qu'ils ont acheté. Si joli, si pratique... si vide...
Mais où est-il ce bébé qui n'est ni dedans ni dehors ?
vendredi 21 juin 2013
Happy Birthday to me
Hier c'était mon anniversaire.
C'était aussi Baby blues day. J+3, normal.
Moins normal : c'est le jour qu'a choisi C*nnard pour démontrer à quel point il mérite bien son pseudo...
Hier soir donc j'appelle ma Louloute et je lui trouve une petite voix au tel. "Maman, est-ce que Mamie sera la dimanche soir ?"
Je n'ai pas encore dit aux loulous que je sortais dimanche au lieu de lundi, je voulais leur faire une surprise. Louloute poursuit : "Parce que Papa a dit que si c'est Chéri qui est là, il ne nous laissera pas".
Voilà.
Chéri, l'homme qui a passé la journée à déballer les cartons et ranger les chambres de Louloute et Loulou pour qu'ils se sentent chez eux en arrivant dans leur nouvelle maison.
Ma Louloute, 9 ans, angoissée par son C*nnard de père.
J'ai fait l'erreur d'appeler C*nnard après le coucher des enfants pour debriefer. Quand cesserai-je de croire qu'on peut résoudre les problèmes entre adultes, en ayant en tête le bien des enfants ? Je n'ai pas été déçue.
C*nnard a commencé par me dire qu'il aurait préféré que ce soit ma mère qui soit là. Soit. On parle bien de la personne avec qui il a été suffisamment odieux au téléphone la semaine dernière pour qu'elle préfère filer une heure avant qu'il vienne chercher les enfants pour ne pas le voir ? Il a enchaîné sur des remarques et des menaces à peine voilées sur le fait qu'il avait déjà récupéré les enfants avec des marques sur le visage (un oeil au beurre noir de Loulou du à une balançoire l'an dernier), que Louloute lui a rapporté que Chéri avait trop bu (une soirée arrosée avec des amis)...
Voilà où on en est.
Je suis à la maternité avec mon bébé qui fait 1kg500 (oui on a le droit de perdre jusqu'à 10% de son poids à la naissance, mais maintenant Loustic, ça y est, il faut grossir...). Tout le monde me dit que je dois en profiter pour me reposer et à 2h du matin je me retrouve à confier mes angoisses à mon blog...
Chéri veut donc récupérer les enfants lui même dimanche. Il y va de son honneur. Je comprends qu'il ait besoin de ça après une telle humiliation. Mais j'ai peur. Peur de l'escalade. Au jeu de qui pisse le plus loin, j'ai peur que ce soit ma famille qui soit perdante.
C'était aussi Baby blues day. J+3, normal.
Moins normal : c'est le jour qu'a choisi C*nnard pour démontrer à quel point il mérite bien son pseudo...
Hier soir donc j'appelle ma Louloute et je lui trouve une petite voix au tel. "Maman, est-ce que Mamie sera la dimanche soir ?"
Je n'ai pas encore dit aux loulous que je sortais dimanche au lieu de lundi, je voulais leur faire une surprise. Louloute poursuit : "Parce que Papa a dit que si c'est Chéri qui est là, il ne nous laissera pas".
Voilà.
Chéri, l'homme qui a passé la journée à déballer les cartons et ranger les chambres de Louloute et Loulou pour qu'ils se sentent chez eux en arrivant dans leur nouvelle maison.
Ma Louloute, 9 ans, angoissée par son C*nnard de père.
J'ai fait l'erreur d'appeler C*nnard après le coucher des enfants pour debriefer. Quand cesserai-je de croire qu'on peut résoudre les problèmes entre adultes, en ayant en tête le bien des enfants ? Je n'ai pas été déçue.
C*nnard a commencé par me dire qu'il aurait préféré que ce soit ma mère qui soit là. Soit. On parle bien de la personne avec qui il a été suffisamment odieux au téléphone la semaine dernière pour qu'elle préfère filer une heure avant qu'il vienne chercher les enfants pour ne pas le voir ? Il a enchaîné sur des remarques et des menaces à peine voilées sur le fait qu'il avait déjà récupéré les enfants avec des marques sur le visage (un oeil au beurre noir de Loulou du à une balançoire l'an dernier), que Louloute lui a rapporté que Chéri avait trop bu (une soirée arrosée avec des amis)...
Voilà où on en est.
Je suis à la maternité avec mon bébé qui fait 1kg500 (oui on a le droit de perdre jusqu'à 10% de son poids à la naissance, mais maintenant Loustic, ça y est, il faut grossir...). Tout le monde me dit que je dois en profiter pour me reposer et à 2h du matin je me retrouve à confier mes angoisses à mon blog...
Chéri veut donc récupérer les enfants lui même dimanche. Il y va de son honneur. Je comprends qu'il ait besoin de ça après une telle humiliation. Mais j'ai peur. Peur de l'escalade. Au jeu de qui pisse le plus loin, j'ai peur que ce soit ma famille qui soit perdante.
jeudi 20 juin 2013
En finir avec la culpabilité
Pendant les 10 jours que j'ai passé ici alitée avant la naissance de Loustic, le temps ne m'a pas paru trop long. Moi qui suis la patience même, j'ai réussi à m'occuper simplement en regardant bouger les arbres par la fenêtre. Il faut aussi dire que j'ai été très bien entourée, et que ça aide.
Voilà a peine 3 jours que Loustic est né, que l'angoisse est retombée, même s' il reste bien petit et fragile, et je tourne en rond.
"Si vous voulez on peut vous garder 12 jours" m'ont dit le médecin, la sage femme, la puéricultrice. "Heu..."
Ben non en fait, je vais plutôt rester 5, au lieu des 6 "standard". J'ai décidé de sortir dimanche et il faudrait qu'on m'attache au lit pour que ce ne soit pas le cas.
Bien entendu je ne pourrai plus comme hier donner le biberon de 11h, 14h, 17h, 20h et 23h à Loustic. Mais Chéri et les loulous m'attendent a la maison (la nouvelle maison d'ailleurs, j'en parlerai un peu plus tard).
Ayé, je suis officiellement mère de famille nombreuse (!!!!), et je ne peux pas m'occuper de chacun de mes trois schtroumpfs comme s' il était unique. D'autant plus que je n'ai pas l'intention d'oublier ni Chéri, ni mon couple ni moi dans l'histoire. Vous avez dit Mission impossible ???
Pour tenter de relever ce nouveau challenge, il faut que je fasse taire la culpabilité, cette vieille amie des Mamans, qui vient déjà me picoter un peu...
Au programme de ce dimanche soir : un rosé pamplemousse en terrasse avec Chéri et mes deux grands loulous.
Et un coup de fil à la néonat.
Voilà a peine 3 jours que Loustic est né, que l'angoisse est retombée, même s' il reste bien petit et fragile, et je tourne en rond.
"Si vous voulez on peut vous garder 12 jours" m'ont dit le médecin, la sage femme, la puéricultrice. "Heu..."
Ben non en fait, je vais plutôt rester 5, au lieu des 6 "standard". J'ai décidé de sortir dimanche et il faudrait qu'on m'attache au lit pour que ce ne soit pas le cas.
Bien entendu je ne pourrai plus comme hier donner le biberon de 11h, 14h, 17h, 20h et 23h à Loustic. Mais Chéri et les loulous m'attendent a la maison (la nouvelle maison d'ailleurs, j'en parlerai un peu plus tard).
Ayé, je suis officiellement mère de famille nombreuse (!!!!), et je ne peux pas m'occuper de chacun de mes trois schtroumpfs comme s' il était unique. D'autant plus que je n'ai pas l'intention d'oublier ni Chéri, ni mon couple ni moi dans l'histoire. Vous avez dit Mission impossible ???
Pour tenter de relever ce nouveau challenge, il faut que je fasse taire la culpabilité, cette vieille amie des Mamans, qui vient déjà me picoter un peu...
Au programme de ce dimanche soir : un rosé pamplemousse en terrasse avec Chéri et mes deux grands loulous.
Et un coup de fil à la néonat.
| Je vais avoir la carte ! |
mercredi 19 juin 2013
1660 g de bonheur
Loustic est né mardi a 11h du matin.
Chéri était près de moi, ses yeux plongés dans les miens, sa main qui me caressait la joue pendant que le médecin fouillait dans mon ventre.
Ils ont sorti notre petit garçon (pas de doute possible : nous avons vu ses coucougnettes largement avant d'apercevoir son visage) qui a pleuré immédiatement, bien fort.
"S'il pleure c'est qu'il respire ?"
Le soulagement, intense, de le voir tout de suite plein de vie.
"AGPAR à 10" - "Il va bien"
Chéri est parti avec son fils, en regardant bien droit devant lui : de l'autre côté du champ inutile, l'opération n'était pas terminée.
A la sortie de la salle de réveil, l'équipe médicale aux petits soins m'a emmenée en lit roulant jusqu'à la néonatalogie. Deuxième soulagement de voir notre bébé si joli, dormant si paisiblement.
Pas trace de souffrance sur son visage miniature, il sert le doigt de son Papa comme n'importe quel nouveau né.
Chéri était près de moi, ses yeux plongés dans les miens, sa main qui me caressait la joue pendant que le médecin fouillait dans mon ventre.
Ils ont sorti notre petit garçon (pas de doute possible : nous avons vu ses coucougnettes largement avant d'apercevoir son visage) qui a pleuré immédiatement, bien fort.
"S'il pleure c'est qu'il respire ?"
Le soulagement, intense, de le voir tout de suite plein de vie.
"AGPAR à 10" - "Il va bien"
Chéri est parti avec son fils, en regardant bien droit devant lui : de l'autre côté du champ inutile, l'opération n'était pas terminée.
A la sortie de la salle de réveil, l'équipe médicale aux petits soins m'a emmenée en lit roulant jusqu'à la néonatalogie. Deuxième soulagement de voir notre bébé si joli, dormant si paisiblement.
Pas trace de souffrance sur son visage miniature, il sert le doigt de son Papa comme n'importe quel nouveau né.
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