mardi 28 mai 2013

Récap

Cela fait un peu plus d'un mois que j'ai laissé ce blog à l'abandon. Trop de travail. Oui, j'avoue, j'écris au travail. C'est pas bien.

Toujours est-il qu'à la fin de la semaine je suis en congé mat (la quille !) et que je devrais trouver un peu de temps pour retrouver le plaisir d'écrire !



En attendant que s'est-il passé pendant ce mois ?

Trois séparations : celle de Sister et Beau Frère, celle de Maman (bonjour la famille !), et celle d'un (ex) couple d'amis à qui je tiens beaucoup.

Une naissance, vécue presqu'en direct : nous étions chez nos amis N et F ce week-end, lorsqu'elle a commencé à perdre les eaux ! Une petite frimousse est née presque 48 h plus tard, avec 3 semaines d'avance... Du coup je me suis précipitée sur le calendrier pour vérifier que si Loustic se pointait aussi en avance les loulous seraient quand même avec nous pour la naissance de leur petit frère/sœur ! Ouf, ce sera le cas, soyons zen.

(Message pour Loustic : Papa et moi avons prévu un dernier week-end en amoureux le 14 juillet, alors s'il te plait, ne sois pas TROP en avance !)

Chéri s'est laissé re tenter par quelques cigarettes. Je ne sais pas trop ce que "quelques" veut dire, ni si on peut vraiment en parler au passé, je travaille à fond sur le lâcher prise pour tenir éloignés mes démons. J'ai d'ailleurs encore du travail de ce côté là, mais ne nous décourageons pas. Pour l'instant il ne lâche pas l'affaire, et même si je n'ose pas lui dire, j'admire beaucoup sa persévérance.

Les travaux de notre maison avancent bien, Chéri y a beaucoup contribué en se lançant dans la peinture de TOUTE la maison au cours d'un week-end marathon de 5 jours ! Emménagement prévu dans 3 semaines (et pas un carton de fait évidemment, vivement le congé mat !). On navigue entre excitation de voir ce magnifique projet arriver à son terme, impatience du dénouement, et ras le bol de la gestion des derniers incidents de parcours.

De la pluie de la pluie de la pluie...

Une fête des Mamans avec des cadeaux et un très joli poème offerts (et reçus !) avec beaucoup de fierté.

Une vie de couple encore très riche émotionnellement. Ceci est un euphémisme quand je passe d'une impression de fin du monde à celle d'un bonheur sans nuage. Et encore et toujours la douceur de me blottir contre Chéri la nuit...

En bref, un mois de mai intense !

jeudi 25 avril 2013

Consentement éclairé

Louloute et Loulou sont nés tous deux par césarienne, donc Loustic (alias Crevetton), fera pareil.

C'est pas comme les antibiotiques, c'est automatique. C'est pas moi qui l'ai dit, c'est le médecin. Ou son assurance. Ou l'OMS. Ou la sécu. Ou je ne sais plus, mais enfin c'est comme ça.

Les médecins ont gravement tendance à oublier qu'ils ne décident pas tout seuls et qu'ils doivent obtenir le consentement éclairé de leur patient.

J'en discute avec ma gynéco, et elle me répond "Non, non, s'il y a eu deux césariennes, il n'y a pas de discussion, il y en a forcément une 3e. Déjà maintenant on n'interdit plus la grossesse après deux césariennes..."

A votre avis, le médecin qui m'interdirait de faire un enfant sortirait-il de son rôle ???


Qu'il me déconseille une grossesse, avec des arguments à la clé comme les dangers potentiels pour ma santé ou pour l'enfant, ok.
Mais qu'il m'interdise ??? Ou même m'autorise ???

Vous avez-dit infantilisation ?

Bon, j'ai l'air très remontée comme ça (et je le suis) mais je ne vais pas faire de manif devant la maternité... Quoique... Pour Loulou j'avais demandé à la sage femme si on allait m'opérer de force si je refusais la césarienne. Ou bien si on allait me renvoyer accoucher sur le parking.

Qu'on ne se méprenne pas : je ne suis ni une forcenée de l'accouchement naturel, ni une kamikase. Simplement on ne me donne simplement AUCUNE raison pour laquelle je devrais me faire charcuter une 3e fois. A part bien sûr "c'est le protocole".

Il n'y a pas grand chose qui me retient de dire simplement NON.

NON, ne m'approchez pas avec votre scalpel. NON, vous n'avez pas mon autorisation pour m'ouvrir, et sortir violemment mon enfant alors que lui se sent encore bien au chaud.

Il y a le fait de ne pas avoir l'envie (ou la force) de transformer ce moment unique de la naissance en une épreuve de force.

Il y a la peur de vivre avec la culpabilité si jamais quelque chose se passait mal (même si je suis certaine qu'il n'y aurait pas plus de risque. Mais au moins si un drame arrivait pendant la césarienne, je ne serai pas coupable... c'est triste d'en arriver à penser comme ça ?)

Et il y a surtout maintenant l'espoir de vivre ce moment avec Chéri. D'entendre avec lui pour la première fois la voix de notre enfant. D'apprendre en même temps que lui si nous avons un petit garçon ou une petite fille.

SI l'anesthésiste est d'accord, alors il sera possible de partager ce moment magique avec lui.

Mais si ce n'était pas possible... alors je ne répond de rien !

J'avoue, il m'arrive de fantasmer sur un accouchement un peu précoce, juste avant la date de la césarienne, et surtout très rapide qui m'obligerait à accoucher avec les pompiers dans mon salon ! (en vrai je ne ferais pas du tout la maligne...) C'est possible : c'est arrivé cette année à la femme d'un collègue...

J'ai raconté ce fantasme à Chéri, qui est devenu tout blanc !

lundi 25 mars 2013

Sister et Beau-Frère

J'ai appris hier soir que ma petite soeur se séparait de son chéri. Je suis tombée des nues, ils avaient l'air très bien ensemble, depuis bien 6-7 ans maintenant, et ils ont acheté une maison il y a moins d'un an.


Beau-Frère, m'a-t-elle expliqué, fait une grosse dépression depuis le début de l'année. Il est incohérent, lui fait des reproches terribles, puis devient soudainement gentil à l'extrème... Elle ne le reconnait plus, n'arrive plus à vivre avec lui, elle a donc pris la décision de la séparation et de vendre la maison.

Je sais qu'il peut être terriblement difficile de vivre avec quelqu'un de dépressif, et je sais encore plus à quel point il peut être difficile de vivre avec quelqu'un avec qui on ne se voit plus d'avenir.
Mais malgré tout, je ne peux m'empêcher de m'interroger : la décision me semble bien soudaine.

Beau Frère a toujours été très gentil et prévenant avec Sister, l'a toujours soutenue quand elle en avait besoin. Finalement, le début de l'année cela ne fait que trois mois... (même si ils ont dûs paraitre très longs !)

En filigrane de tout cela je suis sûre, même si Sister ne m'en a pas parlé, qu'il y a la question des enfants. Sister n'en veut pas, et Beau Frère oui. Ils ne l'ont jamais cachés l'un à l'autre, mais je suis sûre que BF espérait que Sister changerait d'avis avec le passage de la trentaine, et l'achat de la maison (avec plein de chambres !). Constater qu'elle n'en prend toujours pas le chemin n'est pas peut-être pas pour rien dans cette dépression soudaine.

Chéri trouve ma soeur bien égoiste de refuser ce bébé à BF.
Je ne suis pas de cet avis, pour moi il peut être aussi difficile de décider de faire un enfant quand on ne s'imagine pas mère que de renoncer à devenir père.
Mais je me demande ce qui peut avoir fait choisir cette vie à ma soeur. Je repense à notre enfance et adolescence marquée par la mésentente de nos parents, qui ne se sont séparés que bien trop tard à mon avis. Est-ce que cela l'aurait définitivement abimée ?

Je ne la juge pas. Je sais ma soeur très sensible, très loin d'être égoiste. Je serai à ses côtés dans cette épreuve.

Mais cela m'attriste, ils formaient un joli couple. Et je m'inquiète un peu pour elle...

vendredi 22 mars 2013

C'est quoi le thème ?

Je lis donc des blogs de PMA, des blogs de Mamans, des blogs de Belles Mamans... et je me demande : au fait, c'est quoi le thème du mien de blog ?

Ben en fait, il faut me rendre à l'évidence : il n'y en a pas.

Selon les jours, c'est :
- un blog d'Amoureuse
- un blog de Maman
- un blog de Future Maman
- un blog sur la Famille Recomposée
- un défouloir à mes angoisses
- un journal intime...

Tout ça fait un peu fourre tout, mais je m'y retrouve :-)

Qui n'a pas rangé son blog ???

Il n'y a finalement que sur la maison que nous faisons construire, Chéri et moi, que je n'écris pas, mais c'est parceque je tiens un autre blog à ce sujet beaucoup moins intime, et surtout beaucoup moins anonyme...

Donc, ami lecteur, si tu existes (Et si tu n'existais pas, dis-moi pourquoi j'existerais ??? Oui M'sieurs-Dames, j'ai de vraies références musicales, moi !) , il faut admettre que tu as bien 80% de chances de tomber sur un article qui ne t'intéressera pas...
Sauf si tu es comme moi une femme, amoureuse, maman, enceinte, angoissée à ses heures, et avec une famille recomposée ! En marketing, ça s'appelle un marché de niche !

Et sur ces considérations passionnantes, je vous souhaite un excellent week-end !

jeudi 21 mars 2013

Mon beau père et moi

Comme je le disais, j'ai récemment découvert les blogs de Belles Mamans, et découvert par la même occasion que beaucoup d'entre elles n'aimaient pas ce terme.

Evidemment, en y réfléchissant, ça parait assez logique, la belle mère n'a pas bonne presse : "Oh, tu vas manger chez ta belle mère ? La loose !". Et être confondue avec la mère de son mari, et prendre ainsi direct 30 ans dans la tête, bon ben faut admettre qu'il y a mieux pour se mettre en jambes de bon matin.

Mais malgré tout j'ai été un peu surprise. Parceque chez nous, que Chéri soit le "Beau Père" des enfants, on le voit plutôt positivement.

Au début Chéri était l' "Amoureux de Maman". Je trouvais ça tout mignon, jusqu'à ce que je comprenne que ça excluait le lien direct entre Chéri et les enfants. C'est de Loulou et de ses mots maladroits de petit garçon de 4 ans (à l'époque) qu'est venue la révélation : 
- C'est qui Chéri ?
- Ben heu... tu sais bien... C'est l'amoureux de Maman
- Oui, mais c'est qui ? C'est mon grand-père ?
(prends encore tes 30 ans dans la tête)

Ben oui, la question était bien "C'est qui Chéri pour moi ?"

Bon, évidemment, à ce moment là on était ensemble depuis à peine 3 mois (mais déjà fiancés !), du coup j'étais bien embêtée pour trouver le mot exact. Mais depuis nous avons fait du chemin, nous nous sommes mariés et Chéri est officielement devenu le Beau Père des enfants.

Et je crois que tout le monde s'en porte mieux. Je ne suis plus la pièce centrale par qui tout passe (l'amoureux de Maman, les enfants de ma femme), chacun a sa place dans la famille.

Et il n'y a qu'à regarder Louloute qui fait son oedipe avec Chéri débordante d'affection ou Loulou faisant la cuisine ou jouant aux jeux vidéos avec Chéri pour se rendre compte que tout cela n'est pas que des mots ! De quoi être un peu jalouse...

Je vous rassure, le beau père de mes enfants est avant tout MON amoureux !

Tombée dans la blogosphère

C'est arrivé par hasard.

J'ai tout d'abord rencontré Barbidou, tout au début de nos essais bébés. Je ne sais plus quelle recherche j'avais fait dans google, pour arriver sur un blog racontant un parcours PMA, mais bon ça en dit long sur ma facilité à stresser... Bref, c'est ainsi que j'ai découvert le blog de Barbidou et que j'ai mis mon 1er pied dans la blogosphère. Je l'ai lu d'un bout à l'autre, en quelques heures, aspirée par son écriture, son histoire, croisant les doigts pour elle très fort.

Et puis, j'ai rencontré La Fille, Adelles, Madame Pimpin, et bien d'autres... Moi qui ai eu l'immense chance (et croyez bien que j'ai vraiment conscience de cette chance) d'être enceinte 3 fois en à peine quelques mois, j'ai écumé les blogs de PMettes, passionnée par ces histoires si différentes de la mienne, mais qui au fond ne sont que des récits d'espoirs dans lesquels je me retrouve tant. J'ai espéré pour elles, maudit le sort qui s'acharnait, et me suis réjouie parfois de LA bonne nouvelle tant attendue.

Plus récemment, au détour d'un commentaire, j'ai rencontré BelleMèreMaman, et avec elle une autre communauté, celle des Belles Mamans. Encore une fois, je ne suis pas vraiment dans mon monde, juste à la frontière de celui-ci. Je lis leurs écrits avec avidité, tantot en me sentant complètement concernée, car la famille recomposée c'est MA famille, mon quotidien, tantôt comme en les regardant à travers un miroir car je n'ai pas moi même de beaux enfants.

Grâce à leurs mots à elles, j'espère mieux comprendre Chéri dans son rôle si ambigu de Beau Père. Et parfois j'avoue (mais pourquoi ne pas l'avouer ?) j'éprouve une certaine fierté de voir que nous avons déjà évité quelques pièges. (j'ai écrit cette dernière phrase la semaine dernière, et depuis la vie s'est bien chargée de me remettre à ma place). J'espère surtout que l'expérience des autres pourra nous rendre encore plus fort pour continuer, et réussir, cette aventure magnifique et pourtant pleine de pièges...

En tout cas, je suis définitivement tombée dans la blogosphère, devenue accro à tous ces talents cachés ! Voilà qui augmente ma productivité au travail :-)

Aucun rapport, mais j'ai trouvé ça cool :-)

vendredi 15 mars 2013

Mystère

Crevetton est une surprise.


Enfin, non, pas exactement. Crevetton était bel et bien voulu, la date de retrait du stérilet (1 semaine avant notre mariage) planifiée des mois à l'avance. J'ai commencé à stresser bien avant le début de C1, sur mes ovaires plus tout neufs (et si je n'étais plus en état de marche ? devinez comment j'ai attéri sur les blogs de PMettes moi...), fait des tests d'ovulation, une courbe de température (excellent souvenir, je recommande), et on a même commandé des tests de fertilité Chéri et moi, qui sont finalement restés dans le placard mais qui nous ont valu un bon fou rire quand on a lu la notice de celui de Chéri, façon manuel du petit chimiste (je ne me plaindrai jamais d'avoir à faire pipi sur une bandelette), je ne renonce d'ailleurs pas à lui faire tester, juste pour le fun ! (Fin de la phrase la plus longue du monde : attention, lire ce texte à voix haute peut gravement nuire à la santé)

Bref, Crevetton n'est pas une surprise, mais que ce soit un petit gars ou une petite pépette, si.

Enfin jusqu'ici, car lorsque la gynéco a dit à Chéri "Moi je sais !" lors de la dernière écho, j'ai cru qu'il allait la prendre en otage pour qu'elle lâche le morceau, on est passés tout près de la catastrophe.

A ceux qui penseraient que c'est normal vu que j'ai déjà un Loulou et une Louloute (le choix du roi ?), je réponds que cela n'a rien à voir et que pour Loulou j'avais déjà voulu garder la surprise (pour Louloute j'aurais bien aimé aussi d'ailleurs).

En fait j'adore cette part de magie dans le fait de ne pas savoir. De pouvoir rêver, se projeter avec l'un ou l'autre selon les moments. Nos grossesses sont très surveillées (et tant mieux, je ne suis pas une adepte du retour au naturel) : taux de HCG, taux de risque de trisomie, dpa, taille, poids... Tout est chiffré, calibré, planifié, chronométré presque. Et au milieu de tout cela, cette question qui flotte : un petit garçon ou une petite fille ?

Je me rappelle d'ailleurs avoir ressenti comme une tristesse lorsqu'on m'a annoncé à l'écho que Louloute était une petite fille. Non pas parceque j'aurais préféré un garçon, mais parceque je devais déjà renoncer à la moitié de ce bébé rêvé, et que n'y était pas prête.

Un bébé, c'est un bébé, et que ne suis pas capable de me projeter plus loin que ses premiers mois.

Devinez si je suis un garçon ou une fille !

Tant mieux pour elle/lui : ce n'est pas la pression de mes attentes qui pèsera sur ses épaules ! Je n'ai jamais considéré mes enfants ni comme un prolongement de moi même ni comme un trophé ou une réussite personnelle.

Et puis il y aura ce moment magique, celui de la naissance.

Qui de toute manière est magique, bien sûr, la première rencontre avec ce petit être qui aura vécu neuf mois à l'intérieur de moi (rien que de l'écrire ça parait déjà surréaliste). Je me souviens du premier regard de Louloute, de la manière dont elle a cessé de pleurer, et d'avoir été d'un seul coup sûre qu'elle m'avait reconnue.

Mais là il y aura ce petit coin de suspens enfin levé. A la naissance de Loulou, j'avais fait répéter le gynéco qui me demandait "Comment il s'appelle ?" sans autre forme de préambule. J'avais peur d'avoir mal entendu, de me tromper. Et cette surprise, et cette joie, d'avoir fait un petit garçon, alors que je m'attendais tellement à une petite fille.

Alors, fille ou garçon ? Mystère !
Un petit être à aimer et à aider à grandir...